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    Steamlandia et la Guilde des Alchimistes

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    Kael

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    Re: Steamlandia et la Guilde des Alchimistes

    Message par Kael le Lun 2 Jan - 17:37

    Mon corps se transformait. Des flammes jaillissaient de ma blessure mortelle à la gorge. Celles-ci ne me brûlaient pas. Mais elles cautérisaient la longue ouverture à ma gorge. L'intensité de la renaissance était telle que je la sentais canaliser toute mon énergie restante. Mais cela était aussi à mon avantage. Le loup-garou chef des Scientifiques n'osait s'approcher de peur du même résultat qu'avec le bouclier de magma, et semblait fasciné par le spectacle qui se tenait devant lui. La nuit était noire et j'étais devenu une torche humaine, illuminant tout le bateau, très certainement visible depuis la côte. L'état du bateau était tel qu'il était en train de couler. Le mat était en flamme, des planches brûlaient et l'intensité de ma régénération en expulsaient d'autre. Pas de risque que je récupère ma caution sur ce bateau.

    Je me redressai, mon corps toujours de flamme. Le loup garou sourit : "Agent Kael, nous avons très certainement entendu parlé de vous et de votre compétence. C'est un plaisir d'être la personne qui pourra analyser vos restes !"... Il restait immobile, il souhaitait voir la fin du processus avant d'attaquer. Il m'avait eu par l'effet de surprise, mais il restait blessé de l'attaque précédente. Je restais essoufflé du processus en cours, et ne put lui répondre que : " vendre... Peau... Ours.... Tuer !" "Ahh, il ne faut pas tuer la peau de l'ours avant de l'avoir tué ? *il se mit à rigoler* je l'ai tué cet ours, il avait juste deux vies." Je rigolai aussi dans ma tête, il n'avait pas remarqué le piège dans lequel il était en train de tomber. J'avais enfin réussi à repérer le papier sur lequel ma rune de téléportation était inscrite. Il s'agissait de celle qui était liée au bateau. Le feu s'approchait du morceau de papier collé au mât, exactement la ou on s'était téléporté au début de ce conflit. J'étais donc en course avec le temps : refermer le piège avant que le loup garou ne se rende compte de la rune toujours attachée à sa cape, toujours indemne après l'attaque que je lui avais infligée juste avant mon semi trépas, mais aussi avant que le feu déployé par ma régénération ait fini de tout brûler sur ce bateau, y compris la rune attachée au mat connectée à la rune sur la cape du chef des Scientifiques, permettant un voyage à double sens…

    Avant même la fin de la régénération je mis tirai de mon amulette une même quantité d’énergie qu’avec le bouclier de magma et le rétablis. Mon corps se retrouvait sa chair originelle petit à petit et j’avais besoin de temps pour préparer mon ultime attaque. C’était une chose de faire voyager des personnes entre les runes, mais les sorts étaient différents. Il fallait que j’adapte mon énergie pour que celle-ci traverse le bout de papier sur laquelle la rune était écrite et ne vienne pas simplement le brûler.

    Le loup-garou n’attendit pas, et recommença, bien plus lentement cette fois à conjurer des armes d’un violet arcanique éblouissant. Il était aussi exténué que moi et ne pouvait permettre au combat de continuer. Mes nouvelles runes tatouées sur les mains permettaient à mon flux d’énergie de converger bien plus naturellement et facilement vers ces dernières. La régénération avait cependant utilisé toute mon énergie vitale : Il est dur de tromper la mort. Je puisai donc principalement dans l’amulette.

    Les hostilités reprirent au bout d’un instant. J’avais besoin de plus de temps pour adapter et lancer mon sort. La technique bien plus orthodoxe du loup garou était plus rapide et pouvait résulter aussi facilement sur le même résultat. Je recommençai donc ma dance d’esquive, quand une troisième arme vint s’ajouter à l’assaut des 2 autres, je retirai mon pistolet attaché à ma jambe et la désactivait, sachant très bien qu’une autre prendra sa place mais que je n’avais qu’un coup dans ce pistolet. La situation empirait de seconde en seconde et de plus en plus de ma concentration allait vers la survie et pas le sort qui pouvait me sortir de cette situation. Je ne pouvais plus continuer comme cela. La sueur était abondance sur mon dos. Les mouvements que je devais faire pour esquiver les armes désormais au nombre de 4 devenaient douloureux. Je devais gagner du temps…
    Soudainement, la cloche d’un bateau s’approchant sonna. Ceci me donna un moment hors des assauts répétés des armes et du regards perçant du loup garou pour me déplacer hors du cercle désormais formé par les armes. J’attrapais au passage le bout de feuille contenant la rune de retour vers la terre ferme que j’avais prévu. L’avantage avec les runes et les armes arcaniques, c’est qu’elles sont faites de la même énergie. J’activai la rune et utilisait désormais le bout de papier comme bouclier. Ceci vint rapidement me débarrasser des armes : dès qu’elles étaient téléportées elles existeraient toujours mais seraient hors de la portée télékinétique du chef de la guilde des Scientifiques. Cependant, le loup garou ne tarda pas à remarquer que le bout de papier ne brûlait pas et que j’avais donc diminué grandement l’intensité du bouclier de magma. Il passait aussitôt à l’attaque. D’un bond d’une vitesse impressionnante, le chef dévora la distance qui nous séparait et essaya de me planter ses griffes dans le ventre. D’un revers, j’esquivai et lançai de mon autre main une boule de feu qu’il esquiva tout aussi aisément et qui se perdit dans une mer de plus en plus déchaînée.

    Le feu du mât arrivait sur la rune, le bateau qui nous approchait était désormais à distance d’abordage, mais personne n’était encore apparût. Je n’avais plus de temps. Je conjurai une lance de magma dans laquelle je mis tout ce que j’avais comme énergie. Le loup garou arrêta son assaut à la vue de la lance, attendant de voir ce que j’avais faire avec. J’appliquai rapidement mon sort d’anthropomorphisme sur la lance afin que celle-ci puisse passer la rune et activait le chemin entre la rune du mat et celle toujours présente sur la cape de mon adversaire. Je vis ses narines bouger, il sentait la magie à l’œuvre, mais je ne lui laissai pas le temps et me retourna vers le mat et lançai l’arme de flamme. En l’espace d’une seconde, une lance de flamme transperçait le loup garou à travers son torse. Ses poils, sa peau, et tout son être commençait à brûler à partir de l’endroit où elle le traversait, et son hurlement de douleur perça le bruit de la mer tempêtée. J’avais mal pour lui… Mon plan ne comptait que la subtilisation ou la destruction des plans… Il était difficile d’infliger une morte rapide à un loup garou. Ils se battaient, s’accrochaient à la vie avec une férocité sans nom. Je n’avais plus rien à faire.

    Des bruits retentirent aux alentours. Des hommes approchaient…

    Je ne me sentais pas dans mon état habituel, ces cris de douleur me perçaient le cœur, malgré le fait que le monstre qui les émette ait été mon ennemi quelques secondes auparavant. Mon bras saignait d’un coup que j’avais pris. Mes vêtements et ma redingote étaient trempés des vagues qui secouaient le bateau. Ma tête à nouveau chauve prenait sur elle toute la pluie. La nuit était sombre, et je contemplais une horreur de ma création. Mon visage était caressé par la chaleur des flammes qui dévoraient la créature en train de mourir devant moi. Les larmes se mirent à couler sur mon visage, mais je ne pouvais détourner le regard de l’homme toujours en train de mourir.
    Il méritait au moins de laisser une trace indélébile dans ma mémoire. Une trace de l’horreur créée par la vanité des hommes. Vanité que j’ai moi-même défendu en ce jour.
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    Re: Steamlandia et la Guilde des Alchimistes

    Message par Rhapsodie le Mer 11 Jan - 20:05

    _ Ils sont là ! Vite, tournez et venez à leur rencontre ! Et tâchez de faire attention ! Allez, plus vite !!! hurla Edelweiss au marin décontenancé qui avait du mal à réagir rapidement, sous l'emprise de la terreur.

    Durant un instant qui lui parut une éternité, Edelweiss se sentit comme transportée ailleurs, dans un autre monde, infiniment seule, enfin... Seule avec le poids énorme et insupportable de la déchirure, de l'accablement. Il n'y avait pas de mots pour décrire les sentiments horribles qu'elle ressentait. Elle eut un tel choc en voyant la scène du loup en train de mourir et d'agoniser qu'elle crut qu'elle allait s'évanouir, toutes ses forces lui manquaient.
    Puis elle vit Kael. Le meurtrier, c'est lui qui l'avait tué. C'est lui qui s'était mêlé d'affaires qui ne le regardaient pas, lui qui avait attaqué sans raison, alors que le loup n'avait tenté que de se défendre. Il l'avait tué, et il le laissait mourir.

    Soudain, ses pensées disparurent presqu'aussitôt qu'elles étaient venues pour laisser apparaître le loup avec lequel elle entretenait ses pensées, ses visions. Elle ne l'avait pas appelé pourtant, c'est lui qui cherchait à entrer dans son esprit, lui qui pour la deuxième fois dans sa vie venait se métamorphoser dans son corps et dans sa tête pour la contrôler et agir comme bon lui semblait. Edelweiss, en état de choc, le laissa faire. Elle se sentit entièrement possédée puis quelques minutes plus tard...

    Le loup bondit sur le loup-garou agonisant, et lui lacéra le cou d'un coup de griffe et l'étrangla. Celui-ci mourut sur le coup.
    Edelweiss reprit alors connaissance. Elle hurla de panique quand elle vit le loup mort juste en dessous d'elle, avec elle venant tout juste de le tuer, les griffes encore pleines de son sang. Paniquée de cette vision insupportable, elle courut. Mais courir pour aller où ? Aussitôt, elle plongea dans la mer sans même s'en rendre compte, jusqu'au moment où elle but la tasse.
    Elle ne comprenait pas ce qui lui arrivait.
    La mort du loup, son loup, elle, puis la mer, puis... sa mort... Entièrement paniquée, elle n'arrivait pas à nager et se laissait emportée par les vagues agitées, sans pouvoir reprendre son souffle et avalant l'eau de mer à plusieurs reprises.
    Elle ne voyait rien, et bougeait partout de ses bras et de ses jambes, dans l'espoir de pouvoir rejoindre la surface, dans l'espoir de survivre, mais rien ne se passait, elle se noyait. Ses yeux piquants étaient exorbités, la terreur se lisait dans ses yeux, elle n'aurait pas pensé mourir comme ça. Elle avait espéré la mort mais...

    A bout de souffle, de l'eau plein les poumons et de plus en plus lourde, elle se sentit attirée vers les ténèbres au fond de la mer et se sentit plongée, comme un poids. Se dernière pensée fut pour le loup, son loup, la seule meute qu'elle avait aimé, sa seule famille, même si elle n'avait jamais été reconnue ni acceptée comme telle, elle qui avait toujours été seule, abandonnée, rejetée...

    Elle mourut dans la douleur, dans la panique, la terreur de mourir malgré tous ses efforts et toutes ses agitations dans le but de revenir à la surface, en vain...
    Elle coula.
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    Re: Steamlandia et la Guilde des Alchimistes

    Message par Rhapsodie le Mer 11 Jan - 20:21

    Il faisait très froid. Beaucoup trop froid.
    Elle dormait. Elle se réveilla en sursaut, il fallait qu'elle se réveille à tout prix, il fallait qu'elle se réchauffe !

    Puis là, au moment où elle se levait d'un bond de la neige, toute une meute de petits loups la regardaient l'air ahuri, l'entourait et attendait visiblement qu'elle se réveille. Le plus petit d'entre eux, âgé de quelques mois seulement sursauta et émit un petit cri aigu comme un petit chiot. Il lui avait léché la figure... Etait-ce lui qui l'avait réveillé de son long sommeil ?

    _QUe... que se passe-t-il ? Où suis-je ? Que m'est-il...

    Edelweiss se recoucha. La tête lui tournait. C'était une manie chez elle de se réveiller toujours en sursaut...Mais là, elle pouvait se rendormir, elle savait qu'elle était en sécurité.

    Elle se réveilla quelques heures plus tard.

    Elle se trouvait dans une grotte de pierres et de bois. Les loups l'avaient bien aménagé pour en créer un endroit chaud et douillet. Elle s'était en effet réchauffé, l'air glacial et le vent ne pénétrait pas dans la grotte, impressionnant...

    Edelweiss se leva cette fois en douceur, accompagnée par... l'alpha !!! Son loup !!! Elle lui sourit, malgré sa grande faiblesse et son épuisement. Elle ne put lire s'il lui rendit le sourire, mais il n'avait pas l'air aussi mécontent et sévère que d'habitude. Il se tenait juste devant elle. Tellement beau, grand, si majestueux. Elle l'admirait.
    Elle se demanda s'il pouvait lire dans ses pensées... Elle baissa les yeux et rougit. Elle espérait que non, elle serait terriblement gênée.
    Il lui tendit un morceau d'agneau.

    _ Pour toi. Chassé pour toi, viande humaine.
    _ Quoi ?? Viande humaine ??? Non !!! comment ça ?
    _ Non. Viande mangée par humains, chassé pour toi, moi. rugit-il, agaçé.

    Elle mangea, elle devait récupérer des forces.

    _ Loup... Je t'en prie, je ne comprends pas. Je ne sais pas qui je suis ni ce qu'il m'est arrivé, comment est-ce possible que je sois là et...
    _ Toi poser questions. Moi loup, pas humain.
    _ Mais je me noyais, comment...
    _ Toi manger !!!! rugit-il plus fort.

    Un jeune loup, sûrement adolescent, regardait avec grand intérêt les manières du mâle alpha, l'air tout aussi sévère, et nullement impressionné. Peut-être le futur alpha ?

    Les mâles adultes sortirent tous en même temps de la grotte pour aller chasser.
    Seule une louve et les petits restèrent. Certains jeunes louveteaux se blottirent même contre elle pour s'endormir.

    Pour une fois depuis bie longtemps, Edelweiss sentit son coeur se réchauffer, sourit de bonheur, accepta cette tendresse comme celui d'un merveilleux cadeau et put s'endormir avec le plus beau des sourires, sereine, contre la maman louve et ses petits.


    _ Vous là ! Oui vous.

    _ Xcusez, msieur. Je ne suis qu'un pauvre et honnête marin. Je... je crois qu'elle venait vous chercher et...

    _ Fin, je vais revenir sur la rive, si ca v'dérange pas msieur... J'ai du boulot. La dame était très en colère mais elle m'a laissé la vie sauve et ... ben j'ai fait qu'mon devoir msieur. Je l'ai repêché ! Vsavez... c'est pas tous les jours qu'on repêche des sirènes de ce genre !

    Kael

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    Re: Steamlandia et la Guilde des Alchimistes

    Message par Kael le Sam 14 Jan - 14:01

    Je n’oublierai jamais le regard d’Edelweiss au moment où elle avait achevé le loup-garou. Jamais. Je restai affalé contre les planches au sol. Le bâteau brûlait encore de toutes part et les marins qui assistaient à la scène restaient bouche bée. Edelweiss venait de mettre fin à l’agonie du loup-garou en un coup décision. Définitivement pas humain. Après ce coup de griffe elle m’avait lancé rapidement un regard avant de reprendre conscience, et de s’enfuir en plongeant dans la mer agitée. Je restai sans force, toujours exténué du combat que je venais de mener. Ce regard ne lui appartenait pas. Non. Ce regard était trop ancien, trop profond, trop… éveillé. Comme s’il appartenait à un prédateur millénaire. Et après, dans son incompréhension, après avoir repris conscience, Edelweiss avait paniquée et s’était enfuit. Comme à chaque fois qu’elle me voyait, dernièrement. Au moins, le chef de la guilde des Scientifiques de Porrigante ne souffrait plus.

    J’essayais de me relever, les marins paraissaient assez dociles. Je leur demandai ce qu’ils faisaient ici, et ils m’expliquèrent qu’Edelweiss les avait menacées afin qu’ils l’emmènent sur ce bateau. Comme s’il avait réagi à ce dernier mot le mat du bateau brisa et tomba sur le pont avant. Les flammes commençaient à faire couler ce bateau. Sans avoir à leur demander, ces marins me ramenèrent sur leur bateau. Je n’étais pas en mesure de marcher ou de protester contre quoi que ça soit. Je fus directement emmené pour rencontrer le capitaine. J’attendais dans sa cabine tandis que les marins le mettaient à jour sur ce qu’il s’était passé sur le bateau en flamme. Je sentis depuis cette cabine le vent nous pousser. J’avais eu beau avoir terminé la mission et brûlé ces plans, je n’avais pas terminé ma journée. Edelweiss était toujours à l’eau… Mais ce bateau n’avait rien pour la repêcher. J’essayai de me rassurer en me disant qu’au vue de l’heure, les bateaux de pêches n’allaient pas tarder à commencer leur routine matinale, mais je restai inquiet. Edelweiss devait me détester. Ce regard n’était pas un regard bienveillant. Cela n’était pas non plus le regard d’un prédateur qui allait attaquer. Plutôt un regard observateur, comme si l’esprit au contrôle d’Edelweiss avait regarder la moindre fibre de mon être, le moindre souvenir…

    Ces pensées furent arrêtées par le capitaine qui rentra dans sa cabine. Son teint de peau et son accent m’indiquait qu’il venir d’un état voisin. « Qui vous êtes ? » Je ne pouvais lui dire la vérité. Edelweiss les avait menacés et je ne pouvais risquer un problème diplomatique. Ha… Hourra pour la mission de subtilisation ! « Je suis un chasseur de tête. Krov le Feu-Ardent. » Dis-je en changeant ma voix « Contrat sur la tête du loup-garou de 50.000 pièces. Je vous laisse 1/3 si vous garder le silence. » « Vous nous laisserez la moitié. Et vous allez arrêter de nous mentir de ce pas, Kael. » Un télépathe. Mince. Mais qui prenait un télépathe comme capitaine de navire ?! « Si tu dois savoir, ce sont les marchands de l’état de Khazaran, ceci nous permet de lire le prix le plus élevé que l’on peut proposer pour nos biens importés. » Hey, coucou capitaine intrusif ! « Vos blagues ne sont pas appréciées. » dit-il sans laisser s’afficher son agacement sur son visage. Une voix appartenant au capitaine apparu dans mon visage : Votre amie est spéciale et je ne pensais jamais avoir l’honneur de rencontrer un vaisseau de Lo’Gosh, comme nous l’appelons dans notre pays, ou de un, ou une de ses descendantes. Elle sera sans doute repêchée ce matin. En attendant, nous devons nous concentrer sur votre cas.

    Je n’en revenais pas. Lo’Gosh ? Ou Goldrinn comme nous l’appelions dans nos histoires pour enfant… Non… Cela n’était pas possible… Son image me revenait en tête. Ce loup ancestral... Non. Cela n’était pas possible. Il fallait que je la revoie ! « PAS SI VITE KAEL ! Aussi impressionnant que de rencontrer ce vaisseau ait été, il m’a aussi été donné aujourd’hui de rencontrer un des possesseurs du pouvoir du Phénix. Et cela m’impressionne tout autant. » Hein ? Mais je n’avais même pas… « Ohh, non, cela est bien évident étant donné les cicatrices de blessures évidemment mortelles au long de ton cou. » Mince, encore une de ces personnes en quêtes de mon pouvoir… Je me préparais à absorber du pouvoir de mon amulette avant qu’une voix dans ma tête ne me dire : « N’Y PENSE MÊME PAS ! Nous ne sommes que des marchands, nous ne te voulons aucun mal. La fortune a mené ton amie à notre navire, et la fortune a voulu que je vous rencontre tous les deux aujourd’hui. » J’avais oublié comme les habitants du nord, de Khazaran, étaient philosophes. « À la vue de l’énergie qu’il te reste cela ne serait pas sage non plus. Tu pourrais certainement me battre, je ne suis pas entraîné comme toi. Je sais me défendre contre des pirates, mais tu es d’un autre niveau qu’un pirate. » Alors sors de ma tête avant que ce dialogue dans lequel il ne m’est pas donné de réfléchir et de peser mes mots ne m’énerve ! « Comme tu le souhaite, Kael. Nous nous redirigeons vers Eshora, tout feu fermé dans la pénombre afin que les bateaux de secours des guildes que tu as insultés aujourd’hui ne nous repère pas. Ton plan a fonctionné et le deal est arrêté. Les rumeurs qu’un Télémanciens de la guilde des Bricolomanciens aurait isolé le chef de la guilde des Scientifiques afin de permettre aux plans d’être obtenus gratuitement circulent déjà dans leurs rangs. » Je soupirais. J’avais au moins réussis cette partie de la mission. Avec le bonus qu’ils ne s’étaient pas entretués sur une simple assomption, mais avaient suffisamment de doutes pour arrêter l’échange. « Pourquoi me donner toutes ces informations ? » « Mhhh, 70% de 100.000, la vraie somme de ta mission, et je souhaite aussi que tu reconnaisses que tu me dois une faveur, à utiliser dans l’année prochaine ou jamais. »

    Ses demandes étaient forcément à la limite de ce que je considérais d’acceptable. Et on se demandait ce qui faisait le succès de ces marchants. Leur altruisme en vente. « Ok, mais ton équipage m’aide à faire circuler la recherche d’Edelweiss. » Et nous signions l’instant suivant les documents de papier établissant mes dettes au marchand. Le bateau rejoint la ville portuaire et une partie de l’équipage quitta directement le navire pour demander aux pêcheurs de garder l’œil ouvert. Le capitaine me permis de changer mes vêtements et de me laver avant de me renvoyer sur ma route. Je fis mes « à la prochaines » au capitaine du bateau, évidemment satisfait du deal qu’il avait obtenu. Je me dirigeais vers la place marchante de la vieille. Elle était déserte comparée à au nombre de personnes qu’il y aurait dans quelques heures. Et m’installait sur le banc que l’équipage indiquerai comme celui ou la personne à notifier était là…

    Les mouettes dormaient, l’air marrant était agréable et au large je pouvais apercevoir les dernières flammes du bateau que je ne reverrais jamais… Ainsi que je la caution que je ne reverrai aussi, jamais. Je m’installais aussi confortablement que possible. Rien que marché jusqu’ici m’avait requis des efforts, et j’étais essoufflé. Je devais absolument me reposer. J’avais battu en combat loyal une personne du niveau du définitivement-pas-regretté Nichelomus. Je n’étais pas peu fier. Mais j’avais aussi fait souffrir affreusement le pauvre homme. Il n’était certainement pas innocent pour être arrivé à la place qu’il occupait. La corruption à Porrigante était légendaire pour n’être seconde qu’à celle de Steamlandia. Il fallait que j’apprenne des techniques plus décisives que cela… Ou que j’aie un partenaire… Mes pensées revinrent à Edelweiss et je fermai les yeux… pour y voir l’image de Goldrinn apparaître…



    J’avais un talent rare avec mon pouvoir de phénix. Mais il n’était pas unique. La légende disait qu’un pratiquant de chaque élément de magie pouvait avoir l’esprit du Phénix en lui. Depuis la Luminomancie, la plus rare des magies, jusqu’à la Géomancie. Chacun des Phénix était différent, et puissant, bien entendu… Mais l’esprit d’un des dieux animaux anciens… C’était d’un tout autre niveau, et d’une tout autre importance…

    Je fus réveillé par l’altercation entre le poissonnier et une cliente bourrue, argumentant qu’elle avait vu ce poisson la veille. Ma tête me faisait mal, et le soleil rayonnait de toute sa splendeur sur le marché. Je sortais peu à peu de ma torpeur. Personne ne m’avait réveillé pour me dire qu’il avait repêché Edelweiss. Mince. Les pires idées rentrèrent dans ma tête. Je paniquais un peu avant de me décider de faire le marcher et de poser des questions, au risque d’attirer l’attention sur moi. Le marché se passait dans la même ambiance qu’il y a deux jours. Mes mains tatouées désormais ne me faisait plus mal et le changement dans mon flot de magie ne me paraissait plus bizarre. Je demandais aux pêcheurs s’ils n’avaient rien vu de spéciale.  Avant que trouver un marchant : « Ben, m’sieur, vous z’êtes pas l’premier à m’demander à propos d’la sirène, v’savez. Un autre navire est venu proche d’mon bateau et à d’mander à l’avoir ! M’en proposait 5.000 pièces ! Pour une somme pareille, j’pouvais pas dir’non ». Mince, bon sang ! « Qui ? A quoi ressemblait-il ? » Et il me donna la description du capitaine du navire qui m’avait ramené. Sans attendre je courus là où j’avais vu pour la dernière fois son navire…

    Ouf… Il était accosté et seul un ou deux marins montaient la garde sur le navire tandis que le reste dormait. Je montai sur le navire et un des marins m’indiqua la cabine du capitaine. J’enjambais les deux-trois personnes dormant sur le sol, et rentrai sans toquer dans la cabine du capitaine marchant de Khazaran. Edelweiss était toujours entre la conscience et l’inconscient, et le capitaine dormait avec un œil ouvert. J’entendis dans ma tête : Bonjour Kael. J’avais peur pour le vaisseau et l’ai donc cherché le restant de la nuit. Je n’avais plus personne de disposé à venir te prévenir. Tu peux la reprendre avec toi.

    J’hésitais. La partie consciente d’Edelweiss pouvait me tuer sur le champ dès que je m’en approcherais. As-tu lu ses pensées de surface ? Est-ce qu’elle m’en veut ? … « Oh, disons… que… »
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    Re: Steamlandia et la Guilde des Alchimistes

    Message par Rhapsodie le Mar 24 Jan - 20:16

    Quand Edelweiss émergea, le soleil se levait doucement. Elle avait dormi un jour entier sans s'en rendre compte ! Et elle avait rêvé... Elle avait rêvé de chasse, avec les loups, elle avait d'ailleurs... pensé comme un loup. Elle avait cette drôle d'impression de ne pas être complètement humaine. Comment tout cela était-il possible ?
    Devant tous ces questionnements qui selon Edelweiss paraissaient incompréhensifs, imaginaires, irréels, une réponse, ou plutôt une autre question lointaine dans sa tête l'orienta vers une toute autre idée. Qui était sa mère ?
    Son origine, ses parents, son identité... Rien n'avait de sens, personne ne savait, et même pour Edelweiss, cela restait un mystère. Pourquoi le docteur, sans coeur, l'avait-il recueilli ? Pourquoi avait-il persisté à lui faire une éducation dure et la convaincre d'un monde horrible dehors ?
    Elle s'empêcha de retomber dans la morosité et la tristesse en repensant à sa triste enfance et à tous ses malheurs vécus. Elle se sentait maudite.

    Mais elle sourit devant ses petits compagnons qui dormaient encore, le jour encore  à peine levé, dans la grotte, auprès de leur mère louve. Quel beau spectacle de famille. N'avait-elle jamais rêvé d'une famille telle que celle-ci ?
    Pour rien au monde elle ne retournerait vivre avec les humains. Pour la vie qu'il l'attendait là-bas de toute façon...

    Impossible de penser à autre chose, elle était seule pendant que les petits dormaient et que les loups étaient déjà partis chasser. Seule pour réfléchir sans cesse à sa situation, à ce qu'il lui arrivait, et de plus en plus, à se demander qui elle était. Elle sentait pertinemment au fond d'elle que quand elle aurait compris qui elle était, un tas de réponses viendraient expliquer sa situation.
    Elle soupira, elle était faible, comme une infime poussière dans l'univers, ce petit rien qui se posait beaucoup trop de questions. Quelle corvée d'avoir une conscience...

    Elle devait apprendre à vivre parmi les loups maintenant. Se rendurcir, ne plus se poser de questions existentielles, juste agir pour l'utile, pour la vie naturelle. Se protéger, se trouver un foyer, chasser, dormir, manger... Un jour, elle arriverait à penser comme un loup, elle sera libre, elle sera heureuse...


    Plusieurs semaines plus tard, Edelweiss courait de plus en plus vite en apprenant à sauter, à prendre de l'élan et à jouer des trajectoires. Elle faisait la course comme le plus vif des louveteaux. Le grand loup, qui l'avait sauvé et admis dans sa meute, veillait sur elle comme un de ses enfants et l'éduquait. Il grognait et la mordait dès qu'elle pensait et lui donnait un morceau de viande en plus en guise de compliment lorsqu'elle progressait.
    Au fur et à mesure qu'elle abandonnait sa pensée, ses sens se développaient : elle voyait mieux la nuit, son ouïe était de plus en plus affûtée pour repérer les éventuels prédateurs, son odorat s'habituait à l'odeur des loups ainsi que des proies : nourriture.
    Si bien qu'un jour, elle eut le droit de venir chasser parmi les loups mâle. Elle se sentait si fière, comme un adolescent qui devient un homme après un rituel de chasse, de force. Elle, elle était digne d'être parmi les loups, et elle leur rendrait cette honneur, elle ne les décevrait pas. Elle se jurait de les protéger au prix de sa vie.

    Quand soudain, un jour, alors qu'elle avait complètement oublié sa vie parmi les hommes, alors qu'elle partait chasser, son coeur la lâcha d'un coup.
    Elle suffoqua. Ses pupilles se dilatèrent, elle paniquait. Que lui arrivait-il ?

    Des visions, des voix. Elle entendait... Où était-elle ?

    _ NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON !!!!!

    ...

    Edelweiss hurla et sembla au comble de l'horreur. Son réveil fut le pire moment de sa vie, le pire.
    Elle se regarda, totalement en panique.

    Des mains, des jambes, des pieds... Elle se toucha, se palpa... sa tête... Humaine.
    Elle regarda autour d'elle : un entrepôt, des gens... des...

    November, l'ogre, Kael...

    Qu'avait-elle fait ??? Qu'avait-elle fait ??? Pourquoi ???
    Vite, il fallait qu'elle retourne auprès du loup !!!

    En panique totale, sans la moindre raison et à peine consciente, complètement en sueur et pleine de fièvre, elle appela au secours.
    En réalité, elle appelait le loup, mais en vain, elle n'arrivait pas à tendre son esprit au loup.

    _ Au secours !!! Au secours !!! criait-elle, désespérée.

    Prisonnière. Edelweiss prisonnière. Ennemis, guerre. Edelweiss proie.
    Proie, manger, se battre.

    La dernière chose dont elle se souvint avant de retomber subitement dans l'inconscience suite à un grand choc à la tête, ce fut son énorme rugissement, prête à tuer tous ses ennemis, griffes et crocs bien sortis, pour sa meute...

    Kael

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    Re: Steamlandia et la Guilde des Alchimistes

    Message par Kael le Jeu 23 Fév - 23:21

    J’attendais de longues secondes le temps que le capitaine du navire marchand de Khazaran me réponde. Son visage était toujours endormi, mais je pouvais le sentir dans l’air.  Il écoutait les pensées de surface d’Edelweiss. Je me demandais bien à quoi celles-ci devaient ressembler. Dans ma tête, la voix du marchant résonna, « Arg… Le loup m’a jeté hors de ses pensées. ». Bon, je n’avais plus de temps à perdre, je devais reprendre le train de midi vers Steamlandia. J’avais déjà des bénéfices très maigres de cette mission, mais si en plus je devais repayer 2 billets différents, alors j’arriverais dans le rouge… Payer pour faire une mission, ha, en voilà une bonne !
    Je m’approchais du corps délicat en apparence d’Edelweiss. Rien de sa baignade ne transparaissait sur ses vêtements. Elle avait les yeux fermés, l’expression apaisée, et ne réagissait à aucune de mes tentatives de la réveiller. Je m’en tenais qu’aux sens de l’ouïe et de la vue… Si je faisais quoi que ça soit qui ne plaisait pas au Loup, je suppose qu’il me le ferait savoir. Quand aucune de mes tentatives ne fonctionna, je me résolu à la porter jusqu’à l’auberge, pour récupérer nos valises, puis, si un verre d’eau ne la réveille pas, je devrai la porter jusqu’à la gare.
    Je pris ses genoux dans un bras et le haut de son dos dans l’autre. Je laissais sa tête délicatement se poser sur ma poitrine. Ses longs cheveux tombaient jusqu’à hauteur de mes genoux. Pas un seul homme tout au long du chemin ne manqua de remarquer ou de commenter la beauté de la bête qui se trouvait dans mes bras. Je m’en voulais de les laisser impunément regarder avec une telle indécence, une telle animosité, la jolie svelte cyborg dans mes bras. J’aurais voulu leur brûler les yeux pour cela… Mais j’avais eu ma dose de violence pour un petit temps après la bataille contre le loup-garou. Je me décidai de passer par des rues plus isolées afin de retourner à l’auberge.
    Le soleil brillait toujours sur la ville. L’atmosphère restait légère et l’air salé de la mer avait un effet tranquillisant. J’aurais pu rester un peu plus dans cette ville, pour des vacances… Contempler la quiétude de la mer matinale, laisser le vent caresser ma tête à nouveau chauve depuis ma régénération. J’aimais cette sensation de liberté. Quelque chose en moi me poussait à vouloir rester ici et vivre paisiblement, loin de la corruption de Steamlandia, loin de la guilde des Alchimistes. En moi… ou dans mes bras.
    Je revins à mes esprits. J’étais devant la porte de l’Auberge. Je rentrai et asseyait Edelweiss sur la banquette de la taverne. Elle n’eut aucune réaction, et alors que je la posais et l’éloignait, je sentis cette présence étrangement intime mais sauvage aussi s’éloigner de mon cœur. Elle ne faisait pas qu’être inconsciente. Son corps radiait de… ce qui se passait dans son esprit. Comme si son subconscient radiait de l’intensité des sentiments, des sensations de ce qu’elle vivait. Je restai troublé à regarder le corps inanimé de ma « partenaire » quand j’entendis l’Aubergiste rondelette me lancer depuis l’entre-porte de la cuisine :
    « Ha ! Et en plus il s’en sort vivant ! Mince, ben, va falloir que je partage ! » dit-elle, d’un air déçu mais tout de même heureux. « Partager quoi ? Je n’ai pas très faim si c’est de… » « Meuuuh non, espèce d’homme va ! Suis-moi, j’ai un truc à la cave qui va remettre un sourire sur ta jolie tête ! Oh, jolie ta nouvelle cicatrice ! » Je la laissais parler sans ajouter de commentaire. Elle était clairement trop excitée par ce qui se trouvait dans la cave, et j’étais troublé par tout ce qui s’était passé ces dernières heures.  
    La cave ne donnait pas sur l’extérieur, deux torches allumées brûlaient et permettaient de voir ce qui se trouvait au milieu de la pièce. Un coffre. « Quand tu as commencé toutes ces hostilités, ces imbéciles de mécano ont oublié de laisser des grosses pointures pour garder le prix des plans. J’en ai donc profiter pour réquisitionner le bien ! » « Hein ? » « 100.000 pièces d’or, moins ma part bien entendu ! » C’était exactement le prix de la récompense que j’avais déjà tout dépensé en dettes. Ma joie à cette nouvelle sortit sans attente, et je pris dans mes bras comme une plume de 200 kilos la petite aubergiste rondelette. Je n’avais plus à m’inquiéter des sandwiches de Nova, j’avais assez de quoi louer un petit appartement pendant 3 ans ou de quoi m’acheter une petite maison ! Ahh, la fin des problèmes d’argent pour un temps ! C’était comme un poids soulevé de mes épaules, avant que je me rappelle que j’allais devoir le transporter… Le poids, là, était revenu.
    Je passai le reste de la matinée à faire mes bagages et ceux d’Edelweiss, pendant que l’aubergiste me trouvait une chaise roulante afin que je puisse transporter mes bagages, ceux d’Edelweiss et cette dernière. Je regardais sa valise, que je remplis avec ses affaires. Nous ne formions pas une équipe. Je ne faisais pas partie de sa meute, et elle ne se plierai à aucune règle mais je ne pouvais non plus l’abandonner. Cela signifierait la livrer droit aux mains de la Guilde des Alchimistes. Je me mis à faire ma valise. Et après leur curieuse apparition lors de l’échange, je ne voulais pas les laisser obtenir ce qu’ils souhaitaient. Même si j’ignorais complètement ce qu’ils souhaitaient. Thalysra… Rien que ses gardes avaient un niveau supérieur au mien. Je me demandais si elle nous réservait d’autres surprises, d’autres pouvoir…  Avec l’argent récolté je pourrai continuer ma mission dans Steamlandia de se débarrasser de ces raclures… Mais il faudrait que je m’entraîne. J’étais à des années lumières d’entraînement de Thalysra. Naah, il ne faut pas que je pense ainsi. Une chose à la fois, tout d’abord, retourner à l’ogre de boss et faire mon rapport. Je lui demanderai pour m’entraîner un peu. Quand j’eu fini de faire les valises, je redescendis dans la taverne avec ses deux dernières.
    L’aubergiste était derrière le bar et scrutait la place ou Edelweiss était assisses. Elle n’avait pas bougé. Je brisai ce silence en demandant combien de lui devait. Elle me dit 100.000 pièces d’or, en me souriant face à sa petite blague. Bien, j’avais de toute façon rangé l’argent. Je lui souris et la remerciait de son aide, et de son vol. Et nous nous mîmes en route pour Steamlandia.


    Le voyage en train de passa sans encombre. Tout comme le trajet entre la gare et le quartier général. La pénombre commençait à tomber quand nous arrivâmes. L’ogre était dans son bureau. Nova n’était nulle part où trouver. Personnes n’était au QG. Enfin, personne… Aussitôt que je m’assis à mon bureau, un flash de lumière m’aveugla et l’individus qui était dans le bureau de l’ogre il y a un moment se trouvait désormais devant moi. Il avait une petite barbe de 2, 3 jours, des yeux d’un jaune luisant cachés derrière des lunettes de soleil, des cheveux noirs coupés court afin de ne pas créer de problèmes étant donné sa vitesse de déplacement. Il portant une chemise kaki et une cravate d’un rose mats. Son cardigan et son pantalon étaient ligné. Ces lignes alternaient un couleur jaune vif et un orange mat. Sa présence était remarquable, légère comme la lumière, mais d’une intensité digne de ce personnage…



    « Kuzan… », lui dis-je. « Hiken ! » Il m’appelait par le nom de mon Phénix, comme je l’avais appelé par le nom du sien. Kuzan était le Phénix de la lumière. Notre nouveau numéro deux des Vigilants, après qu’Aran, un géomancien d’un talent hors pair, ait trahis la ville l’année dernière lors qu’un événement dont peu de détail n’a été révélé, même à nous. « Comment vas-tu ? » Kuzan regardait en l’air, comme si je ne lui parlais pas. Il était toujours un peu présent et non présent en même temps. Tout comme sa présence était légère et lourde à la fois. Son corps d’émettait aucune ombre malgré la source lumière située au plafond. Il la fixait et sans me prêter attention, répondit : « Oh, comme si, comme ça. J’ai rencontré un Chronomancien lors de ma dernière mission. L’imbécile m’avait envoyé dans le futur. Les choooooooses que j’ai vu ! Bon, je n’y suis pas resté longteeeeeemps, bien entendu. » Pour un mec aussi rapide physiquement, il parlait avec une lenteur accablante… « Ahh bon ? » Les Chronomanciens avaient une maîtrise sur le flot du temps. Les plus novices pouvaient absorber le temps d’une personne et la faire vieillir de 80 ans en l’espace d’une seconde. Les plus doués avaient la possibilité de remonter ou de faire voyager quelqu’un dans le temps. Bien entendu, il y avait une règle contre le fait d’utiliser comme arme ce pouvoir. Maintenant, Kuzan pouvait voyager à la vitesse de la lumière, et donc remonter le temps s’il voyageait autour de la terre. « Dit m’en plus ! Ont-ils des enfin retrouvé… » « Je t’interromps direct Kael, Je suis désormais soumis à la loi des voyageurs dans le temps. Je ne peux rien te révéler, de peur de créer une distorsion dans le temps. » Mince, j’aurais voulu savoir s’ils avaient enfin trouvé le Phénix du temps. La légende voulait qu’il soit partout et nulle part à chaque moment du temps. Bon… temps de revenir au présent dans ma tête !
    « Kuzan, que me veux-tu ? » il continuait de fixer la lumière comme si je ne lui parlais pas. Il était toujours d’un distrait ! Bien que je pusse parler après mon train de pensée d’il y a quelques secondes… Un flash de lumière apparu dans la pièce, il illumina toute la pièce d’une lumière insoutenable pour quelconque yeux. Aussi rapidement qu’il était passé, le flash de lumière disparût… « Ahh, j’ai toujouuuuuuuurs voulu me voir quand je me déplaçais à la vitesse de la lumière ! » dit Kuzan. « Cette version de moi qui vient juste de passer était moi de ma dernière mission. Je me suis dit que je voulais passer par ici histoire de pouvoir me voir quand je ferai mon rapport. » Je vérifiais l’état d’Edelweiss. Elle était toujours dans sa transe… « Tu es un individu bizarre ! » « J’suis désolé pour ta maman, Hiken. Mais je vois que tu as une nouvelle femme dans ta vie. Lui as-tu raconter une de tes histoires pour qu’elle soit aussi assoupie ? » Il regardait toujours la lumière dans la pièce d’un air distrait. C’était très dérangeant d’avoir des conversations avec des gens paraissant toujours aussi illuminés. « Kuzan, tu as vraiment du… » L’ogre se téléporta dans la conversation. « Agent Phénix, agent Fushicho *Kuzan*, j’ai réfléchi à la situation. Aucune mission du niveau de l’agent Fushicho n’est disponible… » *l’autre tête repris la parole* « Et de ce que je comprends Kael, l’argent n’est plus un problème pour un petit temps. J’ai besoin de toi dans la meilleur de tes formes et au meilleur de tes capacités pour les temps qui viennent. » *Gacho reprit* « Avec la perte de nos espions dans la guilde des alchimistes et les essais ratés d’infiltrer des yeux dans la Guilde, nous devons nous préparer au pire. »
    Kuzan tourna le regard vers loi et me sourit. Cela n’était pas un sourire méchant, ou arrogant. Il était une personne très gentille, avec un sens aigu de la justice et un tempérament loin d’être développé. Il n’avait cure de peu de choses. Son temps en faisait partie. Mais sans doute était-ce parce qu’il avait vécu aussi longtemps, il faisait partie de ces phénix dont l’élément était tellement puissant que leur porteur mourrait très rarement. Je ne l’avais jamais vu ne serait-ce que douter de sa victoire lors d’un combat. Ou même n’avoir cure de savoir s’il allait gagner ou pas. Ses adversaires étaient en général autant énervés par son manque de concentration insultant pour eux que par leur impossibilité de le toucher. Je m’étais fait à l’idée que j’étais insignifiant au niveau de mes compétences que pour qu’il ne me prête attention lors de nos entraînements. Je pense qu’il appréciait qu’une personne en ce monde ne passe pas la moitié du combat à l’insulter, frustré de leur faiblesse.
    L’attention de nous trois (quatre vu que l’Ogre valait deux personnes) tomba sur Edelweiss. Kuzan la regardait avec un regard non intéressé, ses sourcils étaient levés comme seul signe de surprise face au fait de voir la lumière d’Edelweiss pour qui elle était (une des capacités des luminomanciens). Les têtes de l’Ogre parurent scruter avec attention l’intérieur de la tête d’Edelweiss. Je cru voir un hochement sur ses têtes. « Nous sommes tous les trois assignés à la protection d’Edelweiss. » Dit-il sans plus aucune information. Il retourna à pied dans son bureau, il ne s’y téléporta pas. C’était nouveau, cela…
    « Qu’est-ce qui vient de se passer ? » demandais-je incrédule à Kuzan, qui étonnamment continuait de regarder la cyborg sur la chaine à côté de moi. « Tu es au moins conscieeeeeent que la personne que tu transportes comme une handicapée est un vaisseauuuu de Goldrin ? » « Ouai » Dis-je exigé une ou deux chooooooses des Vigilants. Et on ne dit pas non à un dieu ancien… » « Ha, tu en as déjà combattu ! Sont-ils aussi puissants que la légende le veut ? » demandais-je avec une curiosité presque enfantine. « Cela était la seule fois où j’ai douté de ma victoire face à quelqu’un. » Dit-il avait de disparaître je ne sais ou…
    L’ambiance ici était morose. Mais où était donc Nova ?... J’allais demander à l’Ogre. Il me dit qu’elle avait pris un congé depuis que j’étais parti pour Porrigante. Voilà qui m’intriguait, Nova n’utilisait jamais ces petits joyaux que l’on appelait congé. Mais étant donné comme elle travaillait dure le reste du temps, personne ne pouvait lui reprocher… La nuit était tombée, et j’avais faim. La fin de la soirée continua dans cette ambiance morose et que je n’arrivais à échapper. Je mangeais, continuais de veiller sur Edelweiss, et tomba dans les bras de Morphée, me demandant ce que Kuzan voudrait m’apprendre demain…
    L’ogre avait installé Edelweiss dans un lit dans son bureau pendant que j’étais dans la salle d’entrainement pour praticien de magie du QG avec Kuzan. Il était sérieux à propos de son entraînement : « C’est la tradition et un honneur pour les Phénix de pouvoir transformer leur corps dans l’élément qu’ils incarnent. Que tu n’y arrives qu’aux portes de la mort te rends vulnérable à toutes les attaques physiques, et fait de toi un moins bon combattant. Cela ne te rend pas invulnérable cependant, et ton corps, même en tant que torche humaine, pourrait être blessé par, par exemple, de l’eau ou de glace. *Je levai un de mes sourcils, et il expliqua* Le feu brûle à 1000 degrés, mais il peut être refroidit par une glace bien plus froide, ou étouffé par de l’eau. Je ne peux pas passer les éléments que la lumière ne peut pas passer par exemple, je ne pourrais pas passer un mur sous ma forme de phénix, par exemple : Celui-ci ne permet pas la lumière de le passer. Garde aussi en tête que l’arcane peut atteindre toute magie. Enfin, mise à part le phénix des arcanes, hahaha. »  « Je comprends. » « L’exercice d’aujourd’hui… Je peux transpercer un corps humain avec mes rayons de lumières. Par contre, un corps de feu, je ne lui ferais rien… » J’avais un peu peur de la direction que la conversation prenait… « Enfuit toi ou transforme toi en Phénix ou soit blessé. » dit-il avant de lancer son premier rayon de lumière qui me transperça la main. Un trou fumant là où se trouvait mon tatouage s’y trouvé, et une douleur insoutenable me pris… AAAAAAAAARG… Avant que je puisse reprendre mes esprits face à la douleur, un autre rayon risqua de masser au travers de mon épaule, je l’esquivais qu’à moitié, et une partie de ma chair s’envolait en fumée. « Ces blessures ne sont riens pour un Phénix ! » Annonça-t-il, avant d’envoyer d’autres rayons que j’esquivais ou prenait de pleins fouets. Je ne résistai pas 3 minutes avant que ma régénération arrive et ne mette fin à l’exercice. Mon corps avait été transpercé 5 fois en plus. Je faisais plus office de gruyère à ce point-là. Mais ma régénération remit la chair ou elle devait être… Une fois terminée, je remarquais que je ne gardai aucune cicatrice de cet exercice, et que les tatouages avaient été régénérés avec la chair. Tiens, c’était nouveau cela…
    « Va manger, boire un coup. L’entraînement reprends début de cet après-midi. Et fin de cette après-midi. » Il n’y avait aucune déception dans sa voix ou dans son regard. Il n’attendait rien de mes performances, mais je savais que j’aurai dû tenir plus longtemps. L’exercice était extrême pour ne pas dire du moins, et je mis 5 minutes à reprendre mon souffle d’avoir esquivé sans avoir même la possibilité de penser à contre attaquer pendant 3 minutes... Je cru que mon cœur allait lâcher.
    Je tins 5 minutes lors de l’entraînement suivant, et 10 minutes lors de celui du soir. Mais je n’avais toujours pas réussi à me mettre sous ma forme de phénix. Je sentais que je m’améliorais dans mon niveau, et cela était encourageant. Je dormis à point fermé sur le sol de la salle d’entraînement du QG ce soir-là, trop exténué que pour aller prendre ma place pied du lit ou Edelweiss reposait. Le jour suivant le calvaire recommença et je ne tins que 2 minutes lors de l’entraînement du matin. Je demandai à Kuzan ce qu’il se passait, et il me dit qu’il était passé à 20% de ses capacités. Et que chaque jour il augmentera de 10% la difficulté, ergo, la rapidité de ses rayons de lumière, l’intensité, la vitesse de tir, et la mortalité de ses coups. Ceci me fit avoir peur… Même pas 10% de ses capacités étaient assez que pour me dominer au point que je ne pouvais rien faire. Mais à quel genre de monstre de puissance ce monde pouvait-il donner naissance ? Je terminais cette journée à nouveau aux 10 minutes, mais au bout d’un entraînement supplémentaire tard dans la nuit, ou je m’endormis alors que la régénération était toujours en cours et que les 15 trous partout sur mon corps étaient encore ouverts. Le troisième jour, j’arrivais enfin à me concentrer suffisamment lors de l’entrainement du soir pour contre attaquer, mais me faire toucher mortellement au cœur dans le processus. Le quatrième jour, lors de l’entraînement du matin, à 40%, je sentis le premier rayon me traverser, mais ne laisser qu’un trou de flamme qui se régénéra instantanément. Une douleur était présente, mais rien comparé à la douleur que ce genre de coup m’avait infligé lors des entraînements précédents. Je regardais Kuzan, qui me sourit et continua l’exercice, je résistais 5 minutes avant de crier pour un temps mort. J’avais pris 3 coups, chacun s’était régénéré, mais je n’avais plus de jus, plus aucune énergie. Je reprenais ma respiration, « Comment se fait-il que je sois aussi fatigué aussi rapidement ? » Kuzan répondit « Le phénix renait de ses cendres, mais cela consomme énormément de son pouvoir. Naître et posséder le pouvoir d’un Phénix ne te donne pas surpuissance. Tu dois pouvoir préserver et utiliser ce pouvoir de manière intelligente. Nous ajouterons aux prochains entraînements l’attaque. » Sur ces mots, l’entraînement s’arrêta… J’avais enfin atteints le niveau de base d’un Phénix, et cela me surexcitait. Tel un enfant je me précipitait vers le bureau du boss, ou je pourrai lui annoncer la nouvelle et aussi vérifié sur l’état d’Edelweiss comme je l’avais fait les jour précédents….
    Mais à la différence des jours précédent, le lit était vide, et l’Ogre n’était pas présent. Bon sang, rien de tout cela n’était normal. Et je n’avais pas vu Nova ces derniers jours ! Mais que se passait-il ? Aucun signe d’intrusion. Tout semblait normal dans le quartier général, bien qu’il soit vide de monde. Rien de valeur n’avait était volé… Juste… Edelweiss et l’ogre manquaient à l’appel. Mais que se passait-il ?! « KUZAAAAAAAAAAN », en l’espace d’un instant celui-ci se déplaça depuis la salle d’entraînement 3 étages plus bas jusque ma position. Je regardais l’endroit où il était arrivé. De l’expression de son visage, il avait compris la situation l’instant où il était entré dans la pièces. Avec un calme qui laissait entendre son expérience de ce genre de situation, il me dit : « Aucune signe de bataille, et l’ogre n’est pas là. Il n’abandonnera jamais Edelweiss sans combattre à moins de ne pas être là lorsque qu’elle est capturée. Il s’est sans doute téléporté pour acheter un snack et devrait revenir juste… » Il fut interrompu juste à ce moment par le son de l’ogre revenant de son expédition gastronomique. Il ne dénota pas directement notre présence dans son bureau, ni même celle manquante d’Edelweiss et avait ses deux têtes sur les deux documents qu’il lisait très certainement avant de partir de la pièce. Il mâchait bruyamment son hot-dog pendant au moins 5 longues secondes avant de s’arrêter, et apparemment écouter… 5 autres longues secondes… puis lever son regard vers le lit, puis vers nous, toujours au raz de la porte.
    « Rien n’a été volé ce qui signifie que les gens avaient leur propre cible. » Kuzan commença. « Et les seules personnes que nous connaissons vouloir autant mettre leur main sur Edelweiss font partie de la Guilde des Alchimistes. » je continuais. Bon sang, c’était un désastre ! J’avais donné ma parole que je ne leurs laisseraient pas la possibilité de remettre la main sur Edelweiss. Une odeur familière restait dans l’air… Je vis les narines de l’ogre remuaient aussi. « Ce parfum… » je commençais « Nova ! » termina l’ogre.
    Une vague de confusion me remplis. Cela n’était pas possible ! Elle est supposée être en vacances ! Quelqu’un d’autre portant le même parfum ! Thalysra, certainement… Elle serait capable d’organiser un vol aussi parfait ! J’essayais de trouver une raison, un scénario ou Nova serait complètement exempte de doute. La connaissance interne requise pour perpétrer un tel coup. Seule Nova l’avait. Kuzan qui ne passait pas autant de temps au QG et était donc la personne connaissant le moins Nova dit : « Elle passe ses vacaaaaances à des activités bien bizaaaaaaarre : voler des dieux animaux anciens… » Je réagis impulsivement et le saisi par son manteau comme le défiant. « NON ! Nous ne savons pas si c’est elle ! » Son regard normalement endormis paru s’ouvrir en l’espace d’une seconde, comme si quelque chose à laquelle il ne s’attendait pas venait de se passer. « Quelle est le plan, boss ? » enchaîna-t-il, en libérant son manteau de ma grappe en se retournant, comme paré à partir dès le plan établi.
    L’ogre pris une longue respiration, il se dirigea vers le cabinet ou les échantillons de sang de tous les membres des vigilants étaient stockés afin de pouvoir nous retrouver si jamais nous ne manquions à l’appel. Il l’ouvrit et découvrit que celui de Nova avait également été subtilisé. Le voleur avait donc subtilisé et Edelweiss, et l’échantillon de Nova… Les preuves étaient de plus en plus accablantes, et je sentais mon corps tremblé, comme terrifié de s’avouer l’évidence. Nous n’avions plus aucun moyen de traquer Nova, ni de traquer Edelweiss… Tout était perdu. Mais un rire surgit de Gacho. Je me retournai pour trouver Choga souriant, comme heureux.
    « Hahaha, Ogre, 1, Nova, 0 ! » Hein ?! Avait-il perdu la tête ? Nova avait gagné ! Nous n’avions aucun moyen de la traquer. Il sorti un échantillon de sang de l’agent Borsalino et continua. « Un petit moyen de vérifier qui est un traitre dans une organisation est en général de leur donner l’impression de pouvoir s’en sortir lorsqu’ils agissent. En volant son propre échantillon, elle a avoué sa culpabilité. Mais j’ai cette sale habitude à inverser les étiquettes afin de brouiller les pistes. Elle a volé l’échantillon avec l’étiquette Nova, mais qui contenait le sang de l’agent Chromi. Mince, Chromi a horreur des prises de sang, mais elle devra bien en repasser une… » La sagacité de l’ogre me faisait sourire, mon cœur pleurait mais il réussissait à me faire sourire dans ce moment… Les regards de l’ogre changèrent du tout au tout. « Il y a une chose d’inacceptable chez les vigilants et c’est la traitrise ! Quand Nova est arrivée ici, nous l’avons adoptée et faite une partie de notre famille. Elle a décidé de nous trahir, et cela est inacceptable. Cela me brise le cœur, mais je la déclare proie. A capturer vive… » Il posa son regard sur le sang, tandis que moi et Kuzan nous rapprochions de lui pour établir un lien physique afin d’être inclus dans sa téléportation.
    « Le signal est fort. Je nous y télépor… » Le monde environnant changea du bureau du boss des Vigilants pour un hangar abandonné, une lumière au milieu de celui-ci. Edelweiss était bien présente, bâillonnée, attachée, et un filet de sang en dessous d’elle. Elle était toujours inconsciente.
    «…te ». Le ‘te’ de l’ogre attira l’attention des probables voleurs. Un homme dans la même armure que j’avais vu dans l’entrepôt quelques jours auparavant. Nova, portant une toge noire à capuche, le seul indice me convainquant de son identité est ses cheveux blonds en ressortant. Et, toujours fidèle à elle-même, Thalysra. Elle était évidemment mécontente de notre présence. Et demanda d’un ton agressif : « Vraiment ?! 4 années que j’infiltre quelqu’un chez toi et cela ne te prends que 10 minutes à déjouer ?! » Comment ?! Il s’agissait la d’un coup prévu il y a quatre années, rentrer chez les Vigilants, apprendre à nous connaître ? Partager notre vie ?! Partager notre amitié ?! Choga répondit : « Nova était beaucoup de chose pour nous, une bonne amie, une bonne Mémoiromancienne… *Gacho, explosa de fureur en continuant la pensée* TU PENSAIS VRAIMENT QU’ON NE RECONNAITRAIT PAS TON PARFUM ?! A quel point pensais-tu que tu comptais pour NOUS ?! Tu étais la meilleure amie de Kael, et JE t’appréciais tellement ! *Choga reprit la parole plus calmement* Nova ? Qu’as-tu a dire pour ta défense ?! »
    Nova ne répondit pas. Je ne voyais pas ce qui se passait sous sa capuche. Thalysra répondit à sa place : « Elle est des nôtres maintenant ! Tout comme Edelweiss est mienne ! Si vous la voulez, venez la chercher ! » Elle se mit en position de combat. L’homme en armure aussi. Nova était plus lente à se mettre en position, comme… hésitante. Ils étaient entre nous et Edelweiss... Entre nous et la promesse des Vigilants à Goldrinn. Mes pensées étaient tellement tournées vers eux que je ne remarquai pas la concentration et le flux d’énergie et de colère qui traversait l’ogre situé juste derrière moi. J’eu à peine le temps de me retourner pour apercevoir son regard plein de haine, comme je ne l’avais jamais vu, les poings serrés…
    Il se téléporta derrière Thalysra. Pendant un instant qui parut une éternité pendant laquelle elle ou ses deux collaborateurs auraient pu réagir, le temps sembla s’arrêter. La pression magique, était dans le poing de l’ogre, prêt à retomber sur sa cible, Thalysra. L’air tout autour semblait aspiré par la pression magique. Je n’arrivai plus à respirer durant cette éternité. Le poing semblait descendre lentement vers le crâne de Thalysra qui n’avait pas encore eu le moment de se retourner. Un BOUM gigantesque retenti. Toute la magie et la colère de l’ogre s’abattirent sur la femme frêle en comparaison aux 300 kilos de l’ogre. Toute cette pression semblait tout d’abord ne pas l’affecter. L’homme et Nova avaient déjà été propulsés contre les murs du hangar au moment du choc. Propulsé à une vitesse qui témoignait de la violence de celui-ci. Pourtant Thalysra ne bougeait pas d’un poil. Une barrière fine d’une lueur violette entourant Thalysra se révéla. Elle était évidemment en train de combattre la force formidable qui s’abattait sur elle, mais elle tenait bon. Le coup continuait, et l’ogre ne relâchait pas sa géomancie à l’œuvre. La pression était telle que l’air sembla craquer au niveau du choc. La couleur de la barrière celle-ci s’intensifia. L’ogre gardait la pression, mais je sentais qu’il arrivait à bout…
    Soudain, la barrière se brisa et Thalysra fut éjectée, sans défense, dans notre direction. Elle se cogna de plein fouet sur le mur du hangar, sans plus aucune barrière pour la protéger. Un flot de sang coulait de son crâne. Elle se releva presque immédiatement, défiant tout ce qui était humainement possible. Son regard avait changé et était aussi intense que celui de l’ogre. Elle dit : « Aran, Nova, protégez Edelweiss… » ils s’étaient déjà relevés depuis le centre de la pièce. « Ogre ! Je ne veux pas détruire la ville de par notre combat ! Désert de Misha ! » Elle disparut. L’ogre également une seconde après. Nous n’étions pas à ce niveau, et la ville environnante ne pourrait survivre un tel choc de titans.
    Kuzan dit à notre adversaire s’était positionnés entre nous et Edelweiss : « Ohhh ! Aran, ça faisait longteeeeeeemps ! Je ne t’avais pas reconnu sous ce casque ! » « Yo Kuzan ! » Sa voix était grave et lourde comme la terre qu’il manipulait. Kuzan se gratta le haut de la tête de manière nonchalante, ignorant complétement le fait que cette conversation se finirait inexorablement par un combat. « J’ai essayéééé cette taveeeerne dont tu m’avais parlé à Khazaran ! Leur viande d’ours était en effet délicieuuuuuse ! » « Hahaha ! Je te l’avais dit ! As-tu aussi aimé la bière là-bas ? » « Oh, leur bière brassée était trop boooonn…. » J’étais sidéré de la naïveté de cette conversation ! « …ne ! J’y retournerai définitivemeeeeent lorsque j’aurai une mission là-bas ! »
    Aran retira son casque, un sourire vrai et un regard mélancolique s’étaient gravés sur son visage. Kuzan souriait, les yeux fermés, mais j’entraperçus une larme à ses yeux. Deux amis, séparés de 20 mètre. Et l’instant d’après un bloc de pierre bloquait le pied de Kuzan situé à 1 mètre de la tête d’Aran…. Deux ennemis, au corps à corps. Le combat continua à une vitesse que je ne pouvais suivre… Ce qui me laissait une adversaire…
    Nova….
    [Suite à venir.]

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    Re: Steamlandia et la Guilde des Alchimistes

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